vendredi 6 novembre 2009

Cours de Nunchaku

Cours de nunchaku

Cours de nunchaku à Yverdon CH

Tout sur le nunchaku, histoire, liens, infos diverses

lundi 26 octobre 2009

Le kung fu Shaolin

Shaolin Quan Kung fu

La boxe de Shaolin (Shaolin Quan) ou le Kung fu Shaolin est la racine des arts martiaux chinois, coréens, vietnamiens, japonais et certains styles plus modernes qui sont des dérivés occidentaux comme le Krav Maga israélien, le Vale Tudo brésilien et même la boxe française qui semble avoir été importée par les jésuites. Il est clair que le Shaolin n’est pas à la base de la lutte gréco-romaine ou toute autre forme de combat typiquement de chez nous, et ceci démontre aussi que les êtres humains où qu’ils soient, ont l’instinct de survie et par conséquent tous, la possibilité de développer un art martial.

Il est communément admis que les techniques du Kung fu de Shaolin se sont développées à partir du premier patriarche Zen (Bodhidharma) qui aurait importé les arts martiaux indiens au temple de Shaolin, il y a environ 1500 ans. Peut-être que les indiens ont eu droit auparavant aux danses guerrières importées d’Afrique, ce qui permettrait ainsi de fixer l’hypothèse de l’évolution culturelle par le voyage, chose qui semble avoir depuis toujours existé en toutes circonstances. Les origines africaines du peuple indiens ne sont pas plus évidentes que celles qui proviendraient d’Europe, ceci dit, plus il y a de mélange, plus il y a d’idées.

La technique originelle du temple de Shaolin ne semble exister aujourd’hui qu’uniquement sur des fresques dont les images trahissent une simplicité technique qui ne suffirait pas à englober la complexité réelle de l’évolution des arts martiaux actuels.

Si les arts martiaux japonais, si chers à nous occidentaux, doivent se réclamer comme étant les héritiers du Shaolin, il faut peut-être aussi admettre que l’évolution qui leur est propre puisse avoir eu une influence en retour sur les arts martiaux chinois depuis qu’ils ont été élaborés dans leur condition primitive. En l’espace de 1500 ans on peut imaginer qu’ils se sont renvoyé la balle plusieurs fois. La preuve semble être évidente lorsque l’on constate que des écoles chinoises utilisent maintenant le système hiérarchique des « Dan » qui est bien japonais.

Ce qui est par contre amusant c’est de constater que les arts martiaux japonais les plus connus comme entre-autre le judo, puisse avoir un lien plus ou moins direct avec le taoïsme (Tao ou Dao). Bien que le judo ne provienne pas du taoïsme comme le Taiji Quan, il porte néanmoins dans sa définition le mot Do (Tao en chinois) qui signifie la voie ou le chemin.

Beaucoup de pratiquants de judo ne savent pas que le « Do » de judo est le « Tao » du taoïsme (道 = dào chinois ou do japonais). L’idéogramme japonais « Do » est le même, c’est juste la prononciation qui change.

Enormément de gens ne savent pas non plus que le Zen vient du (Chan) et tout particulièrement du temple de Shaolin.
Le Kung fu Shaolin ou le Shaolin Quan (boxe de Shaolin) serait né en même temps que le Zen (Chan), du même fondateur (Bodhidharma), ce moine indien fut aussi le 28ième successeur de Bouddha.

Personne ne peut vraiment dire ce qu’était le kung fu shaolin à l’époque, ni même si les légendes sont exactes car le temps vient à bout de ces certitudes qui ne servent finalement qu’à entretenir le rêve.

Le Kung fu est le nom moderne de l’art martial chinois issu de « Shaolin » et s’il est devenu une vérité (un standard) dans notre langage, il ne l’est pas en chinois car sa traduction peut être utilisée à définir d’autres disciplines que les arts martiaux.
Comme « Kung fu » veut dire (l’homme qui effectue une prouesse), on pourrait dire le : « Kung fu du Judo ». Cette affirmation déplacée pourrait engendrer un tas de remous et de discussions, mais sur le plan de la traduction (chinois et japonais), il s’agit d’une possibilité pertinente.

L’actuel temple de Shaolin de la province du Henan fut le premier temple du Kung fu et du Zen. Ce lieu est devenu un endroit touristique et un lieu de pèlerinage. Les véritables pratiquants du Chan (Zen) et des arts martiaux se sont éparpillés jusqu’aux quatre coins du monde pour notre plus grand bonheur.

jeudi 22 octobre 2009

Tai chi et Chi kung

Taiji et Qi gong

La confusion règne entre les traductions du « chi » de Tai chi et le « Chi » de Chi kung.

En Pinyin on écrit Taiji et Qi gong, ainsi on a « ji » et « qi ».

Le « ji » de Taiji (ou chi de Tai chi) signifie « sommet, extrémité, pôle », alors que le « Qi » de Qi gong (ou Chi de Chi kung) signifie « énergie ».

气 Qì ou Chi : énergie (Qi gong ou Chi kung, travail de l’énergie)
极 Jí ou Chi : sommet, pôle (Taiji, faîte suprême)

Le Taiji



Le Taiji n’est pas le Taiji quan (boxe du Taiji), mais il s’agit de la spirale bien connue du Taiji Tu (symbole du Yin et du Yang).

Ainsi ce que nous appelons communément la pratique du Taiji ou Tai chi, est en fait la pratique du Taiji quan ou Tai chi chuan.

Beaucoup de gens disent qu’ils font du Taiji ou du Tai chi (pron. Taille tchi), ce qui pourrait être traduit par : « Je fais du Yin Yang ».

En ajoutant le Quan ou Chuan (pron. Tchouén) on comprend qu’il s’agit de l’art martial interne bien connu.

mardi 20 octobre 2009

Le secret du Qi

Comment développer le Qi

Le Qi (chi) est l’énergie vitale ou la bioélectricité dont on parle dans le Qi Gong, le Taiji Quan et dans bien d’autres disciplines. Le Qi est le Ki japonais qui forme le Reiki ou le Kime du Karaté.

L’actuel caractère Qi (氣) est formé du grain de riz et de l’air. Ce qui peut avoir pour signification : « la vapeur qui sort du grain de riz à la cuisson » ou « le mélange de glucose (riz) et d’oxygène (air) produisant des calories se transformant en bioélectricité »

On comprend dès lors que la fabrication du Qi provient de l’ingestion des aliments et de l’air.

Mais si l’on se réfère à un caractère plus ancien, le Qi du ciel antérieur, on comprend qu’à la base il y a une notion très importante à développer quand à la façon de se comporter. L’attitude et le travail de l’esprit sont « à la une » ici avec un détail qui fait toute la différence, c’est le véritable secret du Qi.

L’ancien Qi (炁) est formé de « il n’y a pas » et « le feu ».
Il n’y a pas le feu, c’est-à-dire que rien ne brûle, donc tout va bien !

Ainsi le secret du Qi, ou du moins de son acquisition est tout d’abord de savoir « prendre son temps »

Le stress et la précipitation sont contraires à la production du Qi.

Comment prendre son temps

Le temps est relatif, tout comme le Qi, il a besoin qu’on lui dise ce qu’il doit faire. On dit que là où va la pensée, le Qi la suit. Là où va l’intention, le temps la suit aussi.

Le temps est malléable, il dépend de la personne et de son état d’esprit. Lorsqu’on est concentré on gagne du temps. Parfois le temps passe trop vite, parfois il est long. C’est une illusion de croire que le temps est régulier. Notre façon de le calculer avec des horloges atomiques nous donne l’impression qu’il y a une maîtrise parfaite de la part des humains. Pourtant ceux qui ont inventé ces machines sont aussi ceux qui ont prouvé que le temps est relatif.

L’art de prendre son temps est le secret du Qi

Prendre le temps de dormir. Le sommeil est indispensable à l’équilibre, sa qualité dépend de l’importance qu’on lui donne.
Prendre le temps de manger. La qualité de la nourriture et l’attention qu’on lui donne sont essentielles.
Prendre le temps de respirer. La nourriture présente dans l’air est ignorée par la plupart des humains, pourtant l’air n’est pas que du vent.
Prendre le temps de méditer. Observer avec attention chaque chose, chaque moment.
Prendre le temps de s’arrêter. Sans penser à plu tard, juste l’instant présent.

Le Qi provient de l’alchimie de l’air et des aliments ingurgités. Si l’on y rajoute du sommeil, un peu de travail (exercices) et beaucoup de bonnes émotions, l’esprit pourra faire fructifier cette fortune abstraite qui pourtant est vitale, du moins pour le corps.

vendredi 16 octobre 2009

Arts martiaux internes

L'art martial interne

Les trois principaux arts martiaux internes chinois sont :

  • Le Bagua Zhang ou Pakua Chang la paume des huit trigrammes (Bāguàzhǎng)
  • Le Xing Yi Quan ou Hsing I Ch'uan la boxe de la forme et de l'intention (xíng yì quán)
  • Le Taiji Quan ou Tai chi chuan La boxe du faîte suprême (Tàijí quán)
Le Bagua Zhang est un style de boxes qui se basent sur la cosmologie des trigrammes du Yi jing (Yi king).

Le Xing Yi Quan est lui basé sur le mouvement lié aux cinq éléments.

Le Taiji quan est originaire de la combinaison des huit trigrammes et des cinq éléments. Taiji tu signifie « symbole du yin et du yang). Le Taiji quan est issu selon la légende de treize postures (8 trigrammes et cinq éléments).

Le Taiji quan est l’art martial interne le plus populaire en Occident. Ce style convient à tous par ses simplifications et sa simplicité de premier abord.

Le style Yang de Taiji quan est celui qui a le plus d’adepte dans le monde, notamment avec la forme 24 de Pékin qui est une simplification de la forme Yang.

Efficacité des arts martiaux internes

L’art martial interne est forcément plus long à acquérir car la force intérieure s’acquiert lentement, un peu à l’image d’un océan qui doit être rempli au goutte-à-goutte.

Seul une rigueur de travail continu par la régularité de son rythme peut engendrer la maîtrise du combat par la pratique d’un art martial interne.

Le Taiji quan style Yang bien qu’il soit généralement présenté comme une gymnastique pour vieillard, peut s’avérer efficace en combat à la condition que l’adepte pratique depuis fort longtemps, de façon régulière et absolument sérieuse, sans quoi, cela restera une gymnastique.

Le simple travail de la forme en tant qu’enchaînement de mouvements lents, ne saurait suffire à garantir une efficacité dans le combat. Bien que cette partie de l’entraînement soit la plus importe, la pratique de la méditation du Qi gong (nei gong) et l’adaptation à des situations de combats sont des compléments obligatoires si l’on veut pouvoir appliquer le Taiji quan en combat.

Les arts martiaux internes sont considérés comme des techniques plutôt défensives. Cela provient du fait que la sagesse suprême des arts martiaux prône l’absence de combat et la paix.

L’application martiale d’un style interne étant très dangereuse, il n’est pas possible d’en faire un sport de combat avec des compétitions et des médailles.

Il est très difficile de juger le niveau d’un pratiquant d’arts martiaux traditionnels (interne ou externe) car la puissance et l’efficacité réelle sont pratiquement invisibles.

mercredi 14 octobre 2009

Art martial et énergie interne


Qi et Qi

Le Qi prénatal dit « du ciel antérieur » se traduit par « il n’y a pas le feu » (炁)

Le Qi postnatal dit « du ciel postérieur » se traduit par « la vapeur sortant du grain de riz » (氣)

A savoir qui est Qi, cela ne fait pas de doute, c’est du chinois.

Le Taiji quan préconise la lenteur pour cultiver le Qi est cela ressemble plus à l’image du ciel antérieur (avant la naissance de toute chose).

L’ordre postérieur du ciel (après la création) nous donne l’image du Qi avec l’air et le grain de riz. Ce Qi peut aussi se traduire par bioélectricité.

Dans les deux cas la lenteur est préférable à l’agitation.

Bien qu’il soit absolument impossible de différencier ces deux appellations sur un plan expérimental (physique), l’aspect théorique qui subsiste alors peut servir de support à l’étude philosophique.

Pour cultiver le Qi il est d’abord préférable de trouver le calme intérieur, sans quoi il n’y aura pas beaucoup de progrès.

La lenteur est la patience sont les ingrédients primordiaux pour cela et la continuité dans une absolue régularité est une règle importante si l’on veut obtenir des résultats.

mardi 13 octobre 2009

Taiji quan basic

Les 8 portes du Taiji quan

BA MÉN 八門