Kung fu - Gong fu - La voie de l'homme libre

Kung fu la voie de la liberté

L’opinion publique est une pression qui renforce la croyance et par conséquent nous prive de liberté.
Nous adhérons tous à des croyances et nous sommes tous plus ou moins influencés par une autorité.
La pratique du Kung fu est une méthode qui permet de se libérer du dogme en comprenant vraiment comment cela fonctionne.


La pensée est un mécanisme obscur qui nous dirige sans que nous en ayons conscience.


Les exercices d’un art martial ne sont pas uniquement faits pour se défendre contre une agression extérieure, ils sont aussi faits pour maîtriser cette fonction automatique qu’est la pensée. La pensée est un allié qui permet de juger et de décider d’une action, mais elle a le défaut de prendre la direction sans nous consulter et nous avons l’habitude de la laisser vagabonder, et nous en devenons ses sujets, voire ses esclaves.


Le kung fu est à l’origine basé sur la pratique du Chan (zen) qui est la phonétique issue du sanskrit Dhyâna (méditation). Dhyâ c’est la pensée et na c’est la négation. Etre Zen signifie être dans un état profond de méditation où le mental est tenu dans l’immobilité. Autant que ce n’est pas facile pour nous-autres européens qui avons l’habitude de mesurer nos performances de QI et ainsi de nous croire si intelligents.


Est-il possible de réfléchir sans penser ?


Oui, par la pratique du Kung fu ! Tout comme dans la musique ou tout autre art !


C’est un état cérébral non mental, soit comme l’animal qui chasse.


La liberté d’être soi-même dont on parle ici, se développe à partir d’une pratique authentique et traditionnelle de Kung fu.


Chan (zen) est un idéogramme construit sur la phonétique de ″dhyâna″, mais cet idéogramme est composé des pictogrammes ″spirituel″ et ″arme″ (礻 + 單 = 禪). Ce rébus est le symbole du chevalier ou du guerrier de lumière, ou encore du brave soldat spirituel.


Le kung fu et le Zen sont nés au temple Shaolin en Chine, mais l’origine profonde de cette philosophie tire ses racines dans l’histoire indoue de la guerre du Mahabharata où le seigneur suprême Krishna enseigne l’art de l’éveil au guerrier Arjuna, sur un champ de bataille. Cette histoire relate l’époque du Kali Yuga ou l’âge des ténèbres. C’est le monde actuel dans lequel nous vivons. C’est une époque tourmentée par les guerres, mais c’est aussi une occasion d’atteindre l’éveil en une seule vie. Le fait de s’engager dans ce monde troublé par ses nombreux conflits dans une perspective de guerrier lumineux, est la solution pour atteindre la libération des incarnations.


Dans le bouddhisme du Shaolin on s’efforce de devenir un Luo Han, soit un niveau spirituel qui est juste en dessous du boddhisattva, et on se contente donc de ce statut de guerrier lumineux. Le Luo han a la capacité d’être en Ascension, juste pour dire que pour nous-autres chrétiens c’est une chose impossible puisque ce statut ne nous est normalement pas destiné.


Et même avant de devenir un Luo han, le fait d’être zen, n’est pas celui d’être cool et d’accepter tout ce qui arrive sans réagir. C’est un cheminement qui peut prendre des vies entières.


Rester zen, ok, mais comment le devenir ?


En pratiquant le Kung fu !
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