Violence jeunes

Comment lutter efficacement contre la violence des jeunes ?

Le nombre actuel croissant de jugements pénaux ne prouve pas que les jeunes soient plus violents aujourd'hui qu’autrefois.

Au Moyen-Âge, les jeunes garçons, dès l’âge de la puberté, se regroupaient les jours de fêtes ou après le travail pour se livrer à des rixes entre bandes rivales. Ils utilisaient facilement des poignards ou autres armes redoutables et il y avait souvent des morts. Les meurtres et les viols collectifs étaient, aux yeux des autorités de l’époque, des activités banales et ceci jusqu’à l’obligation de service militaire ; avant cela, il n’existait pas de structure visant à éradiquer la violence juvénile.

Le résultat de la seconde guerre mondiale a créé un tabou empêchant toute expression et révulsant le besoin naturel masculin d’expression de sa nature vivante.

Dans les années folles, les blousons noirs ou autres groupes de jeunes étaient autrement plus sanguinaires que ne le sont nos jeunes actuellement.

La pluri-médiatisation de la violence a fourni une dimension agrandissante de la psychose qui en découle, ce qui fausse évidement toutes données en matière de statistiques.

Les accidents de la route et les suicides sont certainement les causes les plus importantes de mortalités chez les jeunes d’aujourd’hui.

Pourquoi les arts martiaux peuvent-ils éradiquer la violence ?

La colère et la haine sont des émotions naturelles qui appartiennent généralement au pôle positif (Yang) et dont les garçons sont les représentants dans une grande majorité.

Les hormones mâles ont inscrit dans nos gênes des mécanismes de défense et de survie qui sont à la base des comportements violents. Il est toujours vu comme naturel qu’un garçon joue avec une épée et qu’une fille joue à la poupée.

Les arts martiaux, les sports de combat ou les disciplines comme la lutte, favorisent le contrôle de soi par l’expérience du contact et de l’appréciation du danger qu’il y a à engager le combat.

Les arts martiaux traditionnels d’Extrême-Orient ne préconisent pas l’affrontement car il est dit que lorsque deux tigres s’affrontent, l’un sera tué et l’autre sera blessé. Ceci condense la pratique et son but qui sert finalement à la paix.

Qu’est ce que le Kung fu traditionnel ?

Le Shaolin Quan ou Kung fu traditionnel est à la base des arts martiaux comme le Karaté ou le Tae Kwon Do. C’est dans le temple Shaolin en Chine que c’est développée la philosophie du Zen et du contrôle de soi. Ces arts martiaux, importés auparavant de l’Inde, ont contribués au développement de soi et à la réalisation d’une harmonie existant dans l’être humain vivant entre le ciel et la terre.

Si le but de la pratique des arts martiaux avait été la destruction et la violence gratuite, ces techniques et méthodes diverses du développement du corps et de l’esprit auraient disparu aujourd’hui.
Le fait que le Shaolin ait survécu à deux mille ans de changements et bouleversements continus est sans doute un message donné à l’humanité.

Le Zen et le Kung fu viennent du même personnage légendaire (Bodhidharma) et cette pratique martiale utilisée sans son esprit serait comme une soupe sans sel.

La violence serait-elle une construction sociale, médiatique et politique ?

Il est facile de nourrir un discours raciste et sécuritaire dirigé contre des jeunes immigrés, alors que cette autre violence commise sur soi par l’acte du suicide n’est pas considérée comme provenant du même panier, sachant pourtant que celui-ci est le plus souvent commis par des autochtones de pure souche.

Tous les enfants ont des impulsions de violence au début de leur vie et la révulsion d’une émotion de colère ou de haine, conduit inévitablement à un trop plein si on laisse s’accumuler ces flux sans pouvoir leur donner une expression.

L’expression de la colère sert au développement de la force physique, le cœur est tonifié lorsque la haine est exprimée et toutes ces techniques traditionnelles qui servent à produire de l’énergie à partir de ces impulsions ont fait leur preuve depuis belle lurette.
Le Zen est une philosophie qui a évolué à coups de bâtons, certes, dans un univers austère, froid et insensible. Ceci a toutefois donné naissance à la compréhension de la compassion qui est finalement le seul véritable antidote de la violence.

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