Taiji quan

Le Taiji quan ou l’apothéose des arts martiaux

Le Taiji quan est la boxe du Taiji et ce dernier est bien connut par son symbole (Yin yang), plus que par son véritable concept qui signifie surtout le fait de voir ce qui va vers le haut et ce qui va vers le bas, d’un point de vue central et unique.
Le Taiji est le sommet de la pyramide, au même titre que ceux qui tirent les ficelles dans le monde de l’économie en consultant les indices boursiers à la hausse ou à la baisse.

Ce qui est étonnant c’est que les chinois appellent ce que nous appelons le symbole du Yin et du Yang : « le Taiji » et ce que nous appelons le « Taiji ou Taichi » est en fait le Taiji quan ou la boxe du Taiji. Ainsi si l’on se réfère à la traduction littéraire, faire du Taiji c’est faire du Yin yang.

Comment le Taiji quan peut-il être le sommet ou l’apothéose des arts martiaux, sachant que la plupart des pratiquants ne sont absolument pas des combattants ? Peut-être que cela veut surtout dire que le véritable combat c’est de pouvoir rester en vie et non pas gagner quelques gloires sur des champs de batailles. Le Taiji quan serait donc avant tout un art pour les sages et non pour les héros.

Selon les légendes et les histoires nombreuses sur l’art du Taiji quan, cette discipline martiale a évolué au point de former des grands maîtres qui furent de véritables virtuoses dans l’art du combat. Aujourd’hui le taiji quan est devenu une pratique ciblée pour les personnes âgées et elle a donc perdu son côté martial.

Pourquoi n’y a-t-il pas de maîtres en Occidents ?

Les américains connaissent bien le Taiji quan depuis l’arrivée du maître Cheng Man Ching (Zhèng Mànqīng) en 1964 aux États-Unis. Pourtant il n’y a pas de véritable expert américain qui puissent prouver qu’il ait une véritable maîtrise de cet art. En France il y a énormément de pratiquants d’arts martiaux d’excellent niveaux, mais pas de maîtres. Ceci ne viendrait pas de la terminologie ou de la différence de conception sur ce qu’est le fait d’être un maître, mais de notre éducation qui prône à tel point la réussite dans la personnalité que l’égo nous empêche d’avoir l’humilité et la compréhension qu’il y a toujours quelque chose à apprendre et que l’on ne termine jamais son évolution.

La notion du maître asiatique est différente de l’européenne dans le sens que chez nous, le titre de maître est définitif est irréversible. Le patron a toujours raison, en tout cas en Europe c’est comme ça et quand il s’agit de culture chinoise, il est très facile de bluffer en faisant croire que l’on sait quelque chose.

La culture de l’égo ne va pas avec la maîtrise d’un art martial, car cela demande une humilité qui oblige le pratiquant à se remettre en question à tout moment. La sagesse de la pratique d’un art martial et particulièrement celle du Taiji quan est certainement presqu’aussi inaccessible que la présidence des États-Unis. C’est un domaine où il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus car après trente années de pratique passionnée on peut se sentir débutant.

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