Tradition toujours vivante

La tradition n’est pas une mode mais une transmission d’expérience. Beaucoup viennent à l’étude des arts martiaux et abandonnent avant d’avoir acquis un véritable savoir-faire, parce que cela ne se fait pas en deux temps et trois mouvements, mais avec de très longues années de labeur. De plus, lorsqu’une culture est importée d’un autre continent, il faut plusieurs générations avant qu’elle nous appartienne.

La première fois que j’ai entendu parler du kung fu, j’avais 5 ans (1966) et ces mots résonnent toujours dans ma tête. Il m’aura fallu attendre 19 ans pour pouvoir apprendre les balbutiements d’un de ces arts exotiques avec l’étude du Vo Vietnam.


Si je continue maintenant, je pense que pour moi l’effet de mode est passé et que je peux m’adonner à la pratique sans avoir à chercher à prouver quoi que ce soit.


Mon but est de voir la tradition continuer et évoluer. Certains arts martiaux d’extrême Orient deviennent une tradition européenne dans le sens qu’ils sont désormais transmis depuis plusieurs générations par nos ancêtres compatriotes ou autochtones. Il s’agit plus communément des arts japonais comme le judo et le karaté, qui ont gagnés leurs notoriétés depuis la seconde guerre mondiale.


Les arts martiaux chinois sont vraiment chez nous depuis à peu près 35 ans et il est encore un peu trop tôt pour parler de tradition.


La culture survit grâce au fait qu’elle voyage, mais maintenant il faut se souvenir du dicton qui dit que ″la culture c’est comme la confiture et que moins on en a, plus on l’étale″ ! Ceci dit apprenons encore et ayons le courage de continuer. Les arts martiaux anciens ne vont pas disparaître s’ils voyagent.
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